Comment créer un dossier partagé VMware ?
La création de dossiers partagés dans VMware est essentielle pour un échange de fichiers efficace entre la machine hôte et un système d’exploitation invité (VM). Que vous gériez des environnements de développement complexes, que vous exécutiez des invités Linux/Windows ou que vous automatisiez des constructions, les dossiers partagés rationalisent votre flux de travail. Ce guide présente des techniques avancées de configuration et de dépannage pour VMware Workstation Pro et VMware Fusion.
Étape 1 : création d’un dossier partagé dans l’interface utilisateur VMware
Ouvrez VMware Workstation / Fusion
Sélectionnez votre VM → Allez dans Paramètres
Cliquez sur l’onglet Options → Sélectionnez Dossiers partagés
Activer :
✔️ Toujours activé (recommandé)
Cliquez sur Ajouter… et suivez l’assistant :
Choisissez un dossier sur la machine hôte
Donnez-lui un nom (par exemple, Partagé)
Marquez-le comme étant en lecture seule si nécessaire
Cliquez sur Terminer, puis sur OK pour appliquer.
Étape 2 : Installation de VMware Tools (côté invité)
VMware Tools active le mécanisme de dossier partagé dans le système d’exploitation invité.
Sur les invités Linux (Ubuntu/Debian/CentOS)
Redémarrez ensuite la VM :
Sur les invités Windows
Dans le menu VMware : VM > Installer les outils VMware
Monter un CD virtuel → Exécuter setup.exe
Redémarrer l’invité après l’installation
Étape 3 : Montage du dossier partagé (invité Linux)
Après le redémarrage, vérifiez si VMware Tools a détecté le dossier partagé :
Pour monter un dossier spécifique :
Si vmhgfs-fuse n’est pas trouvé, installez-le :
Automatiser le montage au démarrage (Linux)
Modifier le fichier /etc/fstab :
Facultatif : S’assurer que le répertoire /mnt/hgfs/Shared existe au démarrage
Ajouter à la crontab (en tant que root) :
Accéder au dossier partagé dans Windows Guest
Après le redémarrage, allez dans :
Ou naviguez directement vers :
Vous pouvez l’associer à une lettre de lecteur :
Cliquez avec le bouton droit de la souris sur This PC → Map Network Drive
Utiliser vmware-hostShared FoldersVotreDossier
Choisir une lettre de lecteur (par exemple, Z 🙂 → ✔️ Se reconnecter à l’ouverture de session
🔍 Dépannage avancé
1. Le dossier partagé n’est pas visible sous Linux ?
Assurez-vous que vmhgfs-fuse est installé et que VMware Tools est en cours d’exécution :
Redémarrez vmtoolsd :
Réessayez le montage manuel.
2. Problèmes d’autorisation de fichiers ?
Utilisez l’indicateur allow_other et définissez les autorisations appropriées :
3. Le dossier partagé n’apparaît pas dans Windows ?
Réinstaller les outils VMware
Vérifier le pare-feu/antivirus
Assurez-vous que le dossier est activé dans l’interface utilisateur VMware
Vérifiez Services.msc → VMware Tools est en cours d’exécution
Conseils pour les développeurs et les utilisateurs expérimentés
Utilisez les dossiers partagés pour :
Synchroniser les artefacts de construction entre l’hôte et l’invité
Partager des scripts, des fichiers ISO, des configurations
Exécuter des éditeurs de code sur l’hôte, compiler/tester sur l’invité
Utiliser rsync ou inotify avec les dossiers partagés pour la synchronisation des fichiers en direct
Pour les configurations de développement persistantes, monter les dossiers partagés dans les conteneurs Docker fonctionnant à l’intérieur de la VM
Conclusion
Les dossiers partagés dans VMware améliorent la productivité en assurant une intégration transparente entre les systèmes hôtes et invités. En configurant correctement VMware Tools et vmhgfs-fuse, vous obtenez un accès fiable et performant aux ressources de l’hôte à partir de n’importe quel système d’exploitation invité. L’automatisation du processus de montage et l’ajustement des autorisations rendent cette configuration idéale pour le développement quotidien, l’automatisation et les flux de travail multiplateformes.
Cette configuration minimise également les frictions lors du transfert de fichiers de projet, de journaux ou d’artefacts entre les environnements. Elle permet d’accélérer les cycles d’itération en permettant aux développeurs de travailler directement sur des bases de code partagées sans opérations de synchronisation redondantes. En fin de compte, il s’agit d’un environnement fluide, efficace et très flexible qui profite aussi bien aux débutants qu’aux utilisateurs avancés de la virtualisation.


